vendredi 28 mai 2010

Automobiles: entretiens et répérations moins chers

Un des enseignements des eurobaromètres est que de nombreux citoyens regrettent de ne pas voir ce que l'Union Européenne peut concrètement faire pour eux. Pourtant, les exemples sont nombreux. C'est particulièrement le cas en matière de concurrence. La Commission européenne maintient une forte pression sur les entreprises pour que les consommateurs puissent acheter des biens aux prix les plus avantageux possibles. C'est ainsi qu'une série de mesures vient d'être adoptée pour le secteur automobile. La concurrence sera renforcée pour la réparation des voitures et la vente de pièces détachées. A l'inverse, jugeant le marché de la vente de véhicules en Europe suffisamment concurrentiel, la Commission va relâcher la pression sur les distributeurs et concessionnaires.
  • L'après-vente coûte trop cher
Avec la crise, les voitures coûtent moins cher. La Commission européenne constate effectivement qu'à partir de 2008, la chute du carnet de commande automobiles s'est traduite par une baisse "appréciable" des prix de ventes. Néanmoins, un véhicule constitue toujours un investissement important pour le consommateur. Non seulement à l'achat, mais également tout au long de la détention du véhicule. En effet, toujours d'après la Commission, les réparations et entretiens représentent 40% du coût total. Un chiffre en hausse ces dernières années.
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Mais cela devrait changer. A partir du 1er juin, les automobilistes européens pourront progressivement confier leurs réparations à des réseaux non agrées. Et cela sans perdre la garantie du constructeur. En clair, "l'automobiliste pourra faire entretenir ou réparer sa voiture où il l'entend", explique Joaquim Almunia, gardien des règles de la concurrence dans l'Union. A une exception près: les constructeurs pourront exiger que les travaux couverts par la garantie - et dont ils assument eux-même le coût - soient réalisés à l'intérieur de leur réseau. Cela concerne donc les travaux autres que ceux liès à réalisation des vidanges ou à la prestation d'autres services automobiles.
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Bref, la Commission entend surtout s'attaquer aux pratiques restrictives imposées aux consommateurs dans les contrats de garanties. Ceux-ci seront systématiquement examinés dès qu'un constructeur dispose d'une part de marché supérieure à 30%. La période de transition est prévue durer trois ans.
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Le mécanisme est donc simple. Les réparateurs indépendants pourront désormais entrer en concurrence avec les garagistes agréés, ce qui devrait avoir pour conséquence une chute des prix. D'autant que Bruxelles cherche également à ouvrir plus largement l'accès aux pièces détachées et à la documentation technique.
  • Voitures neuves: marché très concurrentiel
A l'inverse de l'après-vente, le marché de la vente de véhicules est extrêmement concurrentiel. Les marges réalisées par les constructeurs et les concessionnaires automobiles sont très étroites.
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Au vu de ce constat, il a été décidé de simplifier des règles européennes jugées "trop compliquées et restrictives". La Commission propose désormais de traiter la distribution des véhicules automobiles comme tout autre marché. C'est ainsi, par exemple, que les constructeurs disposeront de plus de latitude pour organiser leurs réseaux de vente, où coexistent des concessionnaires multimarques et des concessionnaires s'engageant pleinement à promouvoir les marques d'un seul constructeur.

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